note d’analyse V 2020 sur la remise en cause de l’organisation du travail

La question du travail a été posée de plusieurs manières durant la période de confinement qui est intervenue en raison de la pandémie du COVID 19.D’une modalité accessoire et complémentaire, le télétravail est devenu un mode d’organisation du travail répandu de manière significative ce qui suscite des questionnements. On ne peut contester que le télétravail correspond à un mode d’organisation du travail qui peut être intéressante.

 

En effet, la crise du COVID a complètement bouleversé la vie professionnelle mais aussi privée des citoyens, en contraignant plusieurs centaines de milliers d’employés dans notre pays.à adopter le rythme du travail à distance.

 

D’une part, on peut y voir une opportunité de mieux concilier justement vie professionnelle et vie privée notamment en évitant les déplacements ou autres embouteillages et en permettant d’être plus disponible pour les enfants.

 

D’autre part, cette nouvelle organisation du travail n’a pas nécessairement permis cette (ré)conciliation et a parfois accentué l’isolement social: en effet, dans certaines entreprises où cette modalité est possible compte tenu de l’activité professionnelle, près de 100% des travailleurs sont devenus des télétravailleurs en l’espace de quelques heures.

 

La présente note va s’articuler autour de deux éléments principaux.

 

Premièrement, la séquence des temps opératoires en mettant en lumière les enjeux de la nouvelle organisation du travail pendant le lockdown/confinement d’une part (d’une durée d’environ 100 jours à partir du 13 mars 2020) ( secteurs à flux tendu, statut social et juridique, le télétravail vu par les sciences sociales)  (I)  et les enjeux de celle-ci durant la période de déconfinement (II) : les chapitres I et II ont un caractère essentiellement conjoncturel.

 

Deuxièmement, un focus plus structurel sur l’organisation du travail à long terme, la notion du travail hybride, ses avantages, ses inconvénients, en clair le sens à donner à ce nouveau mode de relation du travail, qui, COVID ou pas, va assurément progresser voire peut-être s’imposer (III) : le chapitre III sera davantage structurel .

 

La conclusion mettra en lumière les recommandations du CEG eu égard à cette nouvelle relation au travail sur le plan social, juridique , managérial . 

En amont, il s’agit d’appréhender quant au fond les profondes conséquences de la crise COVID 19: le CEG entend de cette manière procéder à un examen du régime de télétravail durant la crise sanitaire mais aussi à moyen terme.

Christophe VERBIST

Directeur du Centre d’Etudes Jacques Georgin.

Note d’analyse V 2020 CEG la remise en cause de l’organisation et du sens du travail

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