Il y a 50 ans, Jacques Georgin, militant du FDF, tombait sous les coups d’extrémistes flamands

Il y a cinquante ans, dans la nuit du 11 au 12 septembre 1970, Jacques Georgin, enseignant et militant FDF de 35 ans, décédait des suites des coups de boutoir assénés par des extrémistes flamingants du VMO (Vlaamse Militanten Orde) alors qu’il effectuait de l’affichage électoral en vue de la campagne électorale communale d’octobre 1970, dans le quartier du Heysel, à Laeken. Il laisse une veuve éplorée et deux jeunes enfants, Jehanne et Thibaut.

Le Centre d’études du FDF/DéFI, qui adopta son nom en 1972, lui rend un vibrant hommage pour commémorer le demi-siècle de ce drame.

Parce que cet homme cultivé, ouvert, généreux, altruiste, était animé de convictions humanistes et de tolérance, comme en témoigne son magnifique testament philosophique, qui animent le projet politique du FDF puis de DéFI. Notre centre d’études entend continuer à délivrer ce message de valeurs telles que la justice, la cohésion et l’émancipation sociales, ou la défense des libertés publiques.

Parce qu’à ce jour, s’il demeure la seule victime du contentieux communautaire, le discours systématique de dénigrement de la part de la droite nationaliste flamande à l’encontre des Wallons et des Bruxellois reste plus que jamais présent et potentiellement porteur de passages à l’acte violent.

Parce qu’aujourd’hui, si la liberté d’expression est cardinale dans un État de droit, la parole qui en est l’instrument peut aussi être celle qui véhicule un message de haine, d’intolérance, et cette parole peut tuer. Les populismes qui essaiment un peu partout sur notre continent constituent un danger parce qu’ils flattent les instincts primaires des individus et sont porteurs de rejet de l’autre.

Notre centre d’études considère que la mort de Jacques Georgin doit continuer à nous interpeller en ce début de XXI e siècle, car elle a été l’œuvre d’activistes abreuvés de discours haineux, qui ont encore cours aujourd’hui, qui peuvent constituer une caisse de résonance malveillante auprès de populations fragilisées et en mal de repères, et contre lesquels nos démocraties parlementaires doivent lutter avec détermination.

Le Centre d’études Jacques Georgin, avec le concours des enfants de Jacques Georgin, de juristes, de témoins, et aussi des centres d’études de toutes les formations politiques démocratiques francophones publiera début 2021 un ouvrage collectif rapprochant les faits historiques d’une perspective plus universelle sur les dangers du populisme tels que rappelés ci-dessus. Dès cette semaine, nous illustrons, avec l’aide des archives de la Sonuma, ce thème par une capsule vidéo.

 

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Découvrez l’article « Il y a 50 ans, Jacques Georgin était tué pour son engagement politique » dans le journal Le Soir.

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