Note d’analyse 1-26 | Quelques réflexions critique sur la participation citoyenne

Perte de confiance et de légitimité, éloignement et désintérêt des citoyens-électeurs pour la chose publique, abstentionnisme électoral, retour en force des populismes de droite et de gauche, disparition de la nuance lorsqu’on aborde une série de questions qui traversent nos sociétés… La crise traversée par nos démocraties est profonde.

Le sujet est vaste ; la présente note se limite à jeter un regard critique sur trois propositions fréquemment évoquées dans le débat politique.

Pour rapprocher et réintéresser le citoyen de la décision politique, la tentation du recours au référendum, à la consultation populaire ou encore au tirage au sort peut être grande. Mais il s’agit d’outils à utiliser avec précaution et clairvoyance, tant ils sont susceptibles d’ajouter du chaos au chaos. On leur préfèrera sans doute les commissions délibératives mixtes et les participations citoyennes, notamment le budget participatif, à l’échelle locale.

Pour résoudre la crise démocratique que nous traversons, il faut sans doute prioritairement mobiliser les leviers de l’école et de l’éducation permanente. Ces leviers peuvent aider à construire des citoyennes et de citoyens libres et éclairés, capables de déterminer au mieux une série d’orientations.